5 idées reçues sur le cycle féminin

“Le cycle féminin dure toujours 28 jours”

C’est faux ! Chaque femme est unique, et les cycles peuvent varier de 21 à 35 jours sans que cela soit considéré comme anormal ou problématique.

"L’ovulation a lieu le 14ème jour du cycle”

Peut-être... mais peut-être pas ! Seulement 10% des femmes ovulent à J14. Encore une fois, cela dépend des femmes ! La durée de la phase pré-ovulatoire est variable (entre 5 et 25 jours!), ce qui signifie que l'ovulation peut se produire plus tôt (par exemple à J11 après l’arrivée des règles) ou plus tard (à J18 par exemple).

“C’est normal d’avoir mal pendant ses règles”

Et non ! S’il s’agit d’inconforts, que cela reste gérable, alors c’est courant et non préoccupant. Mais si les douleurs nécessitent de prendre un médicament et empêchent de mener une vie normale, alors il faut en parler à son gynécologue. Cela peut être dû à un déséquilibre hormonal, une Inflammation, (endométriose, adénomyose, ...), un stérilet mal posé ou mal supporté, des kystes ovariens, etc.

“On est de mauvaise humeur pendant nos règles”

Pas forcément ! Etre un peu fatiguée, manquer d’énergie c’est acceptable et normal ! Chaque femme réagit différemment aux changements hormonaux. Mais être hyper irritable, avoir des sautes d’humeur excessives ou se sentir au fond du seau avant ou pendant ses règles n’est pas normal et peut indiquer un déséquilibre hormonal.

“La pilule et le stérilet sont les seules méthodes fiables de contraception”

Il existe d'autres méthodes de contraception fiables (et reconnues comme telles par l’OMS) comme la symptothermie ou le diaphragme. Ces méthodes n'impliquent pas d'altération hormonale et offrent une alternative efficace.

La symptothermie permet en plus de savoir quand a lieu l’ovulation, intéressant en contraception, comme en conception !

→ En tant que naturopathe et yogathérapeute, je vous accompagne pour mieux vivre votre cycle, en consultation de naturopathie ou en séance de yogathérapie. N’hésitez pas à réserver un appel découverte avec moi pour voir comment je peux vous aider.

Perturbateurs endocriniens : qu’est-ce que c’est ? Comment les éviter ?

Les perturbateurs endocriniens : on en entends beaucoup parler mais qu’est-ce que c’est au juste ?

Ce sont des substances chimiques présentes partout dans notre environnement quotidien : plastique, pesticides, eau du robinet, produits cosmétiques, produits ménagers, etc.

Ces substances perturbent le bon fonctionnement de nos glandes endocriniennes et donc le bon équilibre de nos hormones.

Les plus connus sont le bisphénol, les parabens, le triclosan, le phtalate, l’aluminium, le cadmium, le plomb, le mercure, le téflon, etc.

Parmi les conséquences de l’exposition à ces perturbateurs endocriniens :

-> Chez les femmes : perturbations du cycle, déséquilibre hormonal, sopk, insuffisance ovarienne, et donc baisse de la fertilité, troubles de la thyroïde, cancers du sein, des ovaires…

-> Chez les hommes : baisse de la fertilité, dysfonctionnement hormonal, problèmes de thyroïde, cancer de la prostate…

-> Chez les bébés : risques pour leur développement.

Alors comment les éviter ?

1/ Choisir des aliments sans pesticides, bio au maximum, laver les fruits et légumes,

2/ Fuir le plastique et préférer les ustensiles de cuisine en bois, des contenants en verre ou en acier, les poêles en inox ou en fonte plutôt qu’en téflon,

3/ Lire les étiquettes et fuir les dérivés de paraben, aluminium, triclosan, phtalate, cadmium, etc.

4/ Limiter le nombre de cosmétiques, les choisir bio si possible, ou les faire soi-même avec des produits naturels,

5/ Laisser tomber les produits ménagers chimiques et faire son ménage avec du vinaigre blanc, du savoir noir, du bicarbonate de soude, etc.

6/ Filtrer l’eau du robinet.

=> en bref, faites des choix conscients car votre santé est précieuse !!

L’importance de l’équilibre hormonal chez la femme

Depuis que j’exerce en tant que naturopathe, je rencontre pas mal de femmes qui font face à des soucis de santé tels que : endométriose, aménorrhée, dysménorrhée, syndrome prémenstruel, des ovaires polykystiques, difficultés à concevoir, …  
Ayant moi-même toujours du des règles douloureuses, je me suis documentée, j’ai beaucoup fouillé, creusé ces sujets de troubles féminins, dans des bouquins et lors de mes formations en naturo et en yogathérapie du féminin.
Ces troubles sont en fait tous liés à un déséquilibre entre les 2 principales hormones féminines : progestérone et oestrogènes.
Le plus souvent c’est la dominance en œstrogènes par rapport à la progestérone qui pose problème (ce qu’on appelle une hyperoestrogénie relative), même si l’inverse (déficit en œstrogènes) arrive aussi.

Pourquoi tant de dérèglements hormonaux aujourd’hui ? Les causes sont nombreuses :

- les perturbateurs endocriniens présents partout aujourd’hui (cosmétiques, produits ménagers, eau du robinet, pilule contraceptive, …)
- le stress (qui fait chuter la progestérone),
- une alimentation déséquilibrée, engendrant notamment des carences micronutritionnelles (magnésium, iode, fer, bons acides gras,…),
- un foie surchargé qui régule mal les hormones,
- un déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose),
- l’alcool, le tabac, le café…

Bref, on a de quoi être déséquilibrées ! La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de rétablir cet équilibre hormonal !

L’approche holistique de la naturopathie et de la yogathérapie peut jouer un rôle clé en ce sens. Des choix alimentaires éclairés, des ajustements du style de vie et des pratiques de yoga adaptées peuvent faire une vrai différence !

L’alimentation anti-inflammatoire : Pourquoi ? Comment ?

L'inflammation est un mécanisme naturel de défense. Mais ce processus peut s'emballer et se transformer en une bête chronique, provoquant toutes sortes de problèmes de santé : Alzheimer, arthrose, endométriose, cancer, diabète, syndrome prémenstruel, fatigue chronique, sclérose en plaques, rhumatismes chroniques, fybromyalgie, ...

Ces maladies sont en hausse constante depuis quelques années en raisons de facteurs environnementaux (pollution, pesticides...), du mode de vie sédentaire, du stress, de la réduction du temps de sommeil et d'une alimentation non adaptée : trop sucrée, trop transformée, trop acidifiante.

L'agriculture a transformé la plupart des aliments en les rendant en grande majorité indigestes et pauvres en nutriments, et plus encore aujourd'hui avec l'arrivée des produits ultra-transformés. Le corps humain n'a pas eu le temps de s'adapter à toutes ces modifications, ce qui peut expliquer en partie les maladies chroniques inflammatoires de plus en plus nombreuses.

Le Dr. Jean Seignalet a mis en lumière l'alimentation anti-inflammatoire après avoir soigné des centaines de patients de maladies inflammatoires, et notamment de maladies auto-immunes. Ce mode alimentaire se rapproche beaucoup de l'alimentation méditerranéenne et du fameux régime crétois.

Alors comment faire ?

Favoriser les aliments suivants :

  • Les omégas 3 : acides gras insaturés que le corps ne peut synthétiser lui-même et qui doivent être apportés par l'alimentation : poissons gras, oeufs bio, graines de lin, de chia, oléagineux, huiles de colza, de lin, d'olive, de cameline, de chanvre, pourpier, mâche, épinard, persil, cresson, brocolis...

  • Les antioxydants pour lutter contre le stress oxydatif : aliments riches en vitamine C : baies, fruits rouges, agrumes, fruits exotiques, poivron rouge, persil, choux, kiwis... en vitamine E : germe de blé, céréales complètes, fruits de mer, brocolis, épinards, asperges, en sélénium : poissons, crustacés, légumineuses, oléagineux, oeufs, champignon, ail, épinards, en zinc : protéines animales, céréales complètes, légumes secs, noix, noisettes, huîtres, en caroténoïdes : fruits et légumes jaunes, rouges oranges : carotte, orange, tomates, pastèque..., en polyphénols : fruits rouges, thé vert, raisin, vin rouge, ...

  • Les probiotiques : bactéries vivantes qui nourrissent la flore intestinale : laitages fermentés, légumes lacto-fermentés, miso, levain, kéfir, kombucha... car le déséquilibre du microbiote intestinal joue un rôle majeur dans l'inflammation chronique.

  • Les prébiotiques : légumes à fibres qui nourrissent les probiotiques : poireaux, artichauts, endives, asperges, topinambours...

  • Les épices anti-inflammatoires : cannelle, curcuma, gingembre, piment, ...

Limiter les aliments suivants :

  • Les laitages animaux et leurs dérivés, riches en lactose : beurre, fromage, yaourts, surtout ceux à base de lait de vache. Privilégier les alternatives végétales et/ou les produits laitiers de chèvre ou de brebis.

  • Les céréales modernes riches en gluten (blé, avoine, seigle) et choisir des céréales complètes, plutôt que des céréales raffinées : sarrasin, riz, quinoa...

  • Les cuissons à forte température (cuisson à plus de 110°) qui font perdre la valeur nutritive des aliments

  • Les aliments riches en sucre et en matières grasses saturées (huile de palme, de tournesol, de soja)

  • Les aliments transformés et les aliments frits

  • La consommation de protéines animales telles que la viande rouge et la charcuterie (matières grasses saturées, pro-inflammatoires).

Sources : “Changez d’alimentation” - Professeur Henri Joyeux ; Laëtitia Prousr-Millon “L’alimentation anti-inflammatoire” https://www.laetitiaproustmillon.com/blog

Les grands principes de la naturopathie

La naturopathie holistique prends en compte l'être humain dans son ensemble, et repose sur cinq principes de base :

- le vitalisme : le naturopathe accompagne la personne dans la quête de vitalité en l’aidant à harmoniser toutes ses facettes pour mettre l’organisme dans les conditions de préservation de la santé et de l’auto-guérison.

- l'hygiénisme : le rééquilibrage passe avant tout par une amélioration de l'hygiène de vie dans tous ses aspects : alimentation, activité physique, gestion des émotions, prise de conscience, etc. Il s'agit de prendre soin de sa santé en adoptant des habitudes de vie adaptées à sa physiologie et agir sur le terrain propre à chacun.

- le causalisme : c'est la méthodologie du naturopathe : on cherche la cause première du dysfonctionnement (nutrition, surcharges, stress, soucis, sédentarité, etc.), pour pouvoir corriger le terrain et éviter la chronicité du trouble. On ne se contente pas de soulager ou de supprimer un symptôme.

- l'humorisme : selon Hippocrate, les maladies sont créées par l'encrassement des humeurs (les liquides organiques du corps : la lymphe, le sang, la bile et les hormones, aussi appelées l'atrabile). Les déséquilibres viennent encrasser le terrain, créer des déchets qui engendrent ensuite les pathologies. Il s'agit donc de veiller à la bonne qualité de nos humeurs afin qu'elles ne soient ni surchargées, ni carencées.

- l'holisme : on considère la personne comme une entité globale, qui fonctionne sur plusieurs dimensions en interdépendance les unes des autres : physique, mentale (le croyances et les pensées), émotionnelle, et spirituelle.